Les clans

Les clans

CLAN TOYOTOMI : ( Période Momoyama )
Cet emblème de feuilles de Paulownia, arbre très renommé au Japon fut accordé par Oda Nobunaga à son vassal Toyotomi Hideyoshi, alors que celui-ci ne s'appelait encore que Hashiba. Après son changement de nom patronymique, Hideyoshi conserva ce mon.

# Posté le dimanche 07 décembre 2008 10:56

Le shogun

Le shogun
Le terme shogun, du japonais shōgun (将軍), signifie « général », c'est la contraction de seiitaishōgun (征夷大将軍), que l'on peut traduire par « grand général pacificateur des barbares ». Néanmoins, après qu'il fut attribué à Minamoto no Yoritomo, il devint un titre héréditaire de la lignée Minamoto, indiquant le dirigeant de facto du Japon (dictateur militaire), alors même que l'empereur restait le dirigeant de jure (en quelque sorte le gardien des traditions). Le titre de Seii Taishogun fut par la suite abandonné lors de la constitution au XIXe siècle du kazoku, c'est-à-dire de la noblesse japonaise.

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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 10:52

La bataille d'Osaka

La bataille d'Osaka
Le siège d'Ōsaka (大坂の役, Ōsaka no eki) est une série de batailles livrées par le shogunat Tokugawa afin de détruire le clan Toyotomi. Il dure de 1614 à 1615 et est divisé en deux parties distinctes : campagne d'hiver (大坂冬の陣, Ōsaka fuyu no jin) et campagne d'été (大坂夏の陣, Ōsaka natsu no jin).
Quand Hideyoshi Toyotomi meurt en 1598, il laisse l'administration du Japon au Conseil des cinq régents, parmi lesquels Ieyasu Tokugawa est celui qui possède la plus grande autorité. Après avoir vaincu les autres régents menés par Mitsunari Ishida lors de la bataille de Sekigahara, Ieyasu contrôle de facto le Japon, et initie le shogunat Tokugawa à Edo en 1603. L'objectif politique d'Ieyasu est de mettre en place un régime permanent et stable, et le fait que le clan Toyotomi soit nominalement supérieur à lui devient un problème.
Campagne d'hiver [modifier]


Inscription sur une cloche du Hokoji à Kyōto
En 1614, le clan Toyotomi reconstruit le château d'Ōsaka et un sanctuaire proche. Les rénovations incluent une cloche, sur laquelle se trouve un inscription disant : « Puisse l'État être pacifique et prospère ; à l'Est il salue la pâle lune, et dans l'Ouest fait ses adieux au soleil couchant. » Ieyasu Tokugawa, dont le siège du pouvoir se trouve dans les provinces orientales, interprète ceci comme une insulte, et la tension commence à grimper entre le shogunat nouvellement établi et le clan Toyotomi. Elle ne fait qu'augmenter lorsque Hideyori Toyotomi commence à rassembler une force composée de rōnin et d'ennemis des Tokugawa à Ōsaka. En novembre 1614, Ieyasu décide d'empêcher cette force de continuer à grossir, et envoie 194 000 hommes à Ōsaka.
Le siège débute le 19 novembre, quand Ieyasu conduit trois mille hommes de l'autre côté de la rivière Kizugawa, détruisant le fort qui s'y trouve. Une semaine plus tard, Ieyasu attaque le village d'Imafuku avec mille cinq cents hommes, contre six cents défenseurs. Avec l'aide d'une escouade d'arquebusiers, il remporte une nouvelle victoire. Un certain nombre de petits forts et villages sont attaqués avant que le siège du château d'Ōsaka lui-même commence le 4 décembre.
Sanada-maru est une barbacane défendue par Yukimura Sanada et sept mille hommes. Les armées du shogun sont repoussées à plusieurs reprises. Sanada et ses hommes lancent un certain nombre d'attaques contre les lignes de siège, et parviennent à les briser trois fois. Tokugawa décide alors d'utiliser l'artillerie et amène trois cents canons, ainsi que des hommes pour creuser sous les murs. Le 22 janvier, le siège hivernal prend fin, Hideyori Toyotomi promettant de ne pas lever de rébellion, et autorisant le comblement des douves du château d'Ōsaka.
Campagne d'été [modifier]
En avril, le shogun apprend que Toyotomi est en train de rassembler encore plus de troupes qu'en novembre, et qu'il essaie de faire arrêter le comblement de la douve. Les forces de Toyotomi (appelées l'armée de l'Ouest) commence à engager des contingents de l'armée de l'Est (celle du shogun) près d'Ōsaka. Le 29 avril, ils attaquent le château de Wakayama, une forteresse côtière appartenant à Nagaakira Asano, un allié du shogun. Les hommes d'Asano sortent du château, attaquent les envahisseurs et les repoussent. Au début de juin, l'armée du shogun arrive, avant que Hideyori Toyotomi fasse sécuriser toutes les terres qui peuvent être utilisé contre eux. À Dōmyōji, le 6 juin, deux mille six cents de ses hommes rentrent dans vingt-trois mille hommes de l'armée de l'Est. Le commandant des hommes de Hideyori à cette bataille, Mototsugu Gotō, tente une retraite dans le brouillard, mais la bataille est perdue et il est tué.
Après une autre série de batailles et de victoires du shogunat dans les environs d'Ōsaka, la campagne d'été s'achève avec la bataille de Tennōji. Hideyori tente un opération de type « marteau et enclume », durant laquelle cinquante-cinq mille hommes iraient attaquer le centre de l'armée de l'Est, tandis qu'une seconde force de seize mille cinq cents hommes les contourneraient pour attaquer par l'arrière, un autre contingent étant laissé en réserve. L'armée d'Ieyasu Tokugawa est conduite par son fils Hidetada et compte environ cent cinquante-cinq mille hommes. Ils se déplacent en quatre lignes parallèles, se préparant à faire leurs propres man½uvres.
Des erreurs des deux côtés manquent de ruiner la bataille, des rōnin de Hideyori se séparant du groupe principal et des forces de réserve de Hidetada bougeant sans ordre de la force principale. À la fin, cependant, le commandant de Hideyori, Yukimura Sanada, est tué, détruisant le moral de l'armée de l'Ouest. La petite troupe sous le commandement direct de Hideyori sort trop tard du château d'Ōsaka, et est immédiatement repoussée à l'intérieur, sans avoir le temps de mettre sur pied une défense efficace. Le château est vite en flammes et pilonné par des tirs d'artillerie. Hideyori Toyotomi se fait seppuku et la dernière grande révolte contre le shogunat Tokugawa pour les deux cent cinquante ans qui suivent est réprimée.
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 10:26

Les samourais et leur histoire

Les samourais et leur histoire
Dans les décombres du Chateau d'Osaka, en 1615, s'achève l'ère des Bushis, et commence celle des Samourais. Des guerriers en armes, prêts à la guerre, vont naître les fonctionnaires du temps de paix faisant respecter l'ordre figé des Shogun Tokugawa. Délaissant l'armure pour le kimono, les Samourais vont cependant garder le Daisho, les deux sabres, symbole de leur autorité et de leur caste.

Peu à peu, les Samourais qui restent toujours attachés à leurs seigneurs ( Daimyos ) vont recevoir, non plus des terres en récompense de leurs services, mais une pension régulière qui va les transformer progressivement en fonctionnaires, chargés du maintien de l'ordre. Gagnés par la nostalgie des exploits guerriers d'autrefois et probablement par l'ennui du temps de paix, les Samourais vont développer toute dimension mystique autour de leur caste. C'est ainsi l'écriture et la propagation chez eux du Bushidô et du Hagakure qui leur servir de code moral. Leur symbole devient alors celui de la fleur de cerisier ( Sakura ).

Mais l'arrivée des "Bateaux noirs " du Commodore Perry en 1853 va sonner la fin de leur existence dans un dernier embrasement. Partisans du Shogun ou de l'Empereur Meiji, les Samourais vont s'affronter au cours de derniers combats, de façon très inégales. La victoire des clans de Satsuma, Tosa et Chôshû favorables à l'Empereur vont amener le Japon à se moderniser à grande vitesse pour rattraper les pays occidentaux. En 1876, les Samourais sont invités à ne plus porter leurs sabres et deux ans après, la conscription nationale leur enleva tous leurs privilèges de caste. En 1878, les Samourais disparaissaient à jamais.

Plus de 120 ans après leur disparition, les Samourais continuent toujours d'influencer la société Japonaise moderne. Durant la révolution Meiji, ce sont les anciens Samourais qui formeront l'élite du nouveau Japon : les premiers chefs d'entreprises et les cadres de la nouvelle administration Impériale, autant civile que militaire. Ce sont eux qui assureront la transformation rapide de la société Japonaise à l'occidentalisation.

A la même période, avec la disparition des guerriers Japonais, les valeurs du Bushidô, teintées de confusianisme vont se répandre dans l'ensemble de la société Japonaise, comme modèle de pensée. Les valeurs d'effort, de fidélité et de ténacité vont peu à peu être reprises par les entreprises nippones, et pour l'éducation des enfants.

Aujourd'hui, ces principes sont repris régulièrement dans les médias Japonais. Les séries télévisées, les films, les romans, les mangas, les pièces de théâtre, où les Samourais de l'époque Edo possèdent la première place, mettent en avant les valeurs du Bushidô. Les valeurs morales de l'ancienne caste des guerriers se perpétuent donc toujours aux nouvelle générations. A l'inverse, les Bushis du Moyen-Age sont très peu présents, et restent confinés aux livres d'histoire.

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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 10:20

la cavalerie

la cavalerie
Les chevaux ont joué un rôle primordial dés le début de l'histoire du Japon. Présents sur le territoire Japonais, ils sont utilisés pour la guerre à partir du IV éme siècle. On en retrouve d'ailleurs des représentations dans les sépultures de l'ère Yamato ( Kofun ). Mais c'est à l'époque de Nara qu'apparaissent les premiers guerriers à cheval, archétype du futur Bushi. Dés cette époque est adoptée la selle en bois de type chinois ( Karakura ), ainsi que ses étriers recourbés ( Abumi ).

C'est l'ère Heian qui voit triompher le cheval. Tout Bushi est d'abord un cavalier accompli qui utilise l'arc Japonais ( Yumi ). Les combats sont individuels et le cheval permet de sortir des rangs pour provoquer en duel un ennemi sur le champ de bataille. C'est également l'occasion de déplacer rapidement de petits groupes de combattants pour prendre le contrôle d'une ville ( guerre de Hôgen ) .

Durant des siècles, le cheval va garder cette fonction indispensable aux Bushis. Mais les choses vont changer à l'époque "Sengoku Jidai". Au 16 éme siècle, des unités entières de cavalerie sont crées par les Seigneurs de la guerre ( Daimyos ). Leur but est de percer les lignes ennemies, composées de fantassins (Ashigaru ). Le clan Takeda se spécialise dans ce type de combat, en alignant des unités de plus de 150 cavaliers. Mais les armes à feu mettent fin à cette suprématie, tout spécialement à la bataille de Nagashino en 1575. Avec l'unification du Japon, le rôle du cheval perd ainsi la place qu'il avait occupé, durant 1.000 ans, auprès des Bushis.
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# Posté le dimanche 07 décembre 2008 10:16